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Art & architectureInterview

Hanjimania : au-delà de la K-pop, le hanji révèle une autre facette du K-power

À l’Hôtel de la Marine, la curatrice Catherine Lurault a fait dialoguer designers français et coréens autour du hanji, papier traditionnel coréen. Une rencontre qui rappelle que le rayonnement de la Corée ne passe pas seulement par la K-pop, les K-dramas ou la K-food.

Catherine Lurault, co-curatrice de l’exposition Hanjimania
PortraitCatherine Lurault, co-curatrice de l’exposition Hanjimania

La vague coréenne s’est imposée dans les playlists, les séries et les cuisines du monde entier. Mais le K-power s’exprime aussi dans les matières, les gestes et les savoir-faire transmis au fil du temps. Présentée à l’Hôtel de la Marine à l’occasion de la Paris Design Week 2026, l’exposition Hanjimania en a offert une illustration singulière.

Co-curatée par Catherine Lurault et An KangEun, l’exposition a réuni des designers français et coréens autour du hanji, un papier traditionnel coréen. Le projet met en lumière le dialogue entre deux cultures et la rencontre de savoir-faire français et coréens, à travers les possibilités créatives de cette matière.

Le hanji, matière vivante

Fabriqué à partir de fibres de mûrier, le hanji est associé à une longue tradition artisanale coréenne. Dans Hanjimania, il quitte la page pour entrer dans l’univers du design contemporain. Le papier devient matière à explorer, à transformer et à réinterpréter par des créateurs venus d’horizons différents.

Cette démarche donne à voir une autre dimension de la culture coréenne : celle d’un patrimoine qui continue d’inspirer la création actuelle. Ici, la tradition ne reste pas figée dans le passé. Elle circule, se partage et s’invente au contact d’autres sensibilités.

Un K-power qui se transmet aussi par les savoir-faire

La K-pop, les K-dramas et la K-food ont largement contribué à rendre la culture coréenne visible à l’international. Hanjimania déplace le regard vers un autre terrain : celui de l’artisanat et du design. L’exposition montre comment un savoir-faire traditionnel peut nourrir de nouvelles formes et susciter un échange culturel concret.

À travers cette rencontre organisée par Catherine Lurault et An KangEun, le hanji devient un lien entre la Corée et la France. Une manière de rappeler que le soft power coréen ne se résume pas à ses phénomènes populaires : il se construit aussi dans la capacité de ses traditions à dialoguer avec le présent.

Hanjimania était présentée à l’Hôtel de la Marine du 9 septembre au 4 octobre 2026.

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